Zethra

 

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I N F O R M A T I O N
NOM :Zethra (198965)
ALLÉGEANCE :Aucune
LEVEL :9
CLASSE :humanoïde
RACE :Elfe
SEXE :Femme
ÉTAT :Indemne
CRÉATION :2021-05-21
ANCIENNETÉ :154 jours
MEURTRE(S) :35
Dont PJ :0
DÉCÈS :0

D E S C R I P T I O N
Qui je suis ? Genre, comment j'en suis arrivée là quoi ?

Hmm... D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été une pouilleuse des rues d'Artasse, une gamine va-nu-pied quand elle n'avait pas volé des chaussures. Je suppose que mes parents n'ont pas pu, ou voulu, payer ma traversée loin de cette île.

Je n'aime pas trop parler de cette époque : larcins, fuite devant les gardes et soupes infectes à l'orphelinat des Soeurs de Merci quand rien n'allait plus. C'est un vol à la tire raté qui m'a sortie de tout ça. Drôle, non ?

Un grand guerrier, bien imbibé de gnôle naine, s'était écroulé dans une porcherie, entre les bêtes au fond d'une impasse. Je l'avais déjà délesté de sa bourse quand j'ai vu la dague à sa ceinture. Un bel objet : de l'or blanc incrusté de jade. Il vous la montrera.

J'avais à peine posé le doigt dessus qu'il m'avait saisie au poignet. J'ai eu le temps de le frapper une fois avec mon fidèle pavé, ma meilleure arme à l'époque. Le temps que j'arme un deuxième coup, il m'avait fauché les appuis, et je me suis retrouvée avec ce gro... Euh, grand bonhomme assis à califourchon sur le dos. D'une main il me vrillait le bras du poignet à l'épaule, et de l'autre il me pressait la tête dans la fange. Lutte Abraxienne, un des premiers trucs qu'il m'a appris depuis.

Quand j'ai crié que j'allais le planter, sale porc et autres profanités, il s'est soudain relâché en disant, presque déçu : "Mais t'es qu'une gamine !" Ça m'a vexée plus que le reste, j'ai braillé encore plus d'insultes. Il a continué sans m'écouter : "garde la bourse, mais la dague j'en ai besoin, j'ai promis de la planter dans quelqu'un." Il m'a relâchée complètement. J'ai bondi, et j'avais presque tourné au coin de la ruelle quand j'ai hésité, et je me suis retournée.

C'est là qu'il m'a demandé quelles étaient mes perspectives. J'ai repensé à tous mes amis disparus, estropiés, malades ou simplement morts. Aux trois corsages qu'il avait fallu que je vole en moins d'un an. Aux regards des garçons qui devenaient avides. Et surtout, au sourire en coin que m'avait adressé Torve le Maquereau, pendant qu'il discutait à voix basse avec la Soeur Supérieure quelques jours auparavant.

Devant mon silence qui s'éternisait, le guerrier, qui entre temps s'était recouché, adossé à une truie, m'a proposé de l'accompagner. Hors des murs que je n'avais jamais franchis, pour devenir, et je cite, "aide de camp trésorière apprentie." Depuis on chemine ensemble. Il m'apprend à me battre et essaie de me mettre aux lettres. Moi je lui évite de se faire roublarder. Sous ses airs de méchant, mon maître est un idéaliste incurable, et beaucoup essaient d'en profiter. Je suis son ombre, il est ma lumière...

Bon, on y va ? Le soleil va se lever, et la route n'attend pas.

~Z~